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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 16:00

 

Romance de Maubeuge


 

par un mai médiocre maladif d’averses

Je traînais mes bateaux sur la mer de pavés du centre ville

Sans parapluie avec le mépris de la foule claquant au vent

L’orgueilleux pavillon de mon coeur

pourtant sans faits d’armes majeurs

 

dans quel naufrage oiseux Vagabondais je

 il fallait demander au vent moi je n’avais

Prise sur rien je n’étais qu’une voile molle et solitaire

j’attendais la bourrasque que mon odyssée se mette en branle voilà tout

 

sitôt dit sitôt advenue il suffisait de garder les yeux ouverts

de se laisser faire comme d’habitude

 l’halo l’annonçait à des mètres à la ronde rue du parc

la femelle des femelles la médusante l’inespérée

La divine tigresse de Busan  au milieu

De la cohue laide et insane qu’on croise toujours le samedi

à croire que l’humanité ne sait grouiller que ce jour là

 

Incroyable silhouette coréenne quel fabuleux tour du hasard

Te faisait marcher devant moi sous la pluie de l’inqualifiable Maubeuge

Tes yeux bridés débridant tout sur leur passage

 ton visage taillé à la serpe de la grâce

et ce félin déhanchement que renforçait ta jupe

Je te vis je te voulais et dans l’épiderme

L’agitation moléculaire semblable à celle que Tristan pour Iseult …

 

Mais ne nous racontons pas d’histoire Il pleuvait c’est tout

je me disais qu’elle serait peut être celle qui

irradierait comme jamais mon obscure chambre d’étudiant

Que je me frayerai peut être à travers des forêts de malentendus

un chemin vers son cœur…

Je voulais surtout être happé dans la géographie de sa peau

 

Panse contre panse sein contre sein feulant dessus moi

 

Alors  je me suis avancé et je t’ai parlé

Dieu merci je savais de l’anglais et des bribes de coréen

Mais mais il apparut que tu n’avais pas de temps à consacrer

A un parasite sensuel comme moi-même polyglotte même atypique parce

Que des pasteurs là bas dans ta péninsule

Avaient précocement apprivoisé ta beauté t’avaient inoculé

Avec la seringue des pires bibles protestantes le gout de la sainteté

Tu n’étais plus un mammifère qui fait l’amour c’était bien fini

Des salauds célestes avaient javellisé le pain de ton corps once and for all

« i want to be like a character from the Bible »

 everybody is a living sculpture” disais tu


Et tu me fis comprendre que

Ton cul était la chasse gardée du Christ

tu préférais t’occuper d’orphelins burkinabés

Là bas dans les chaleurs infernales de Ouagadougou quitte à t’y incendier la nuque

 que cajoler la libido d’un petit français ici

 

Et ce faisant tu as déchiré ma voile de tes griffes protestantes

Tu as retourné tous les ongles de mon appétit sexuel

Tu m’as glacé comme l’hiver la Sambre parfois

Tu m’as barbouillé de honte animale

Tu m’as fait un grand trou dans la poitrine

Tu m’as éliminé et tu es passée

Je te laissais continuer ton chemin vers

Ta banquise de pureté

 

 ma voile promptement recousue l’odyssée m’emmena

 ailleurs toujours imprévisible n’importe quoi

 Mais tout de même panse contre panse sein contre sein feulant dessus moi

Quel genre de nuit pouvait offrir ton sublime pelage ?

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commentaires

Langda 17/08/2011 16:10


Je voulais parler d'Ascension !


inpartibus 12/08/2011 08:19


Ben zut, je croyais t'avoir répondu sur mon blog, je vois que non, alors voilà, je le fais ici : belle histoire, une sorte de bateau ivre du désir frustré... J'aime aussi beaucoup le dernier que tu
as mis sur In Partibus. A plus


poesie-et-racbouni.over-blog.com 13/08/2011 11:00



ahah le dernier que j'ai mis sur In Partibus, oui mais lequel :) ?



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